Apparu au Moyen Age et longtemps quartier de prédilection des mariniers, le quartier de la Roquette reste l’un des plus pittoresques de la ville.
Sa trame urbaine original en arête de poisson,
égrène de pittoresques maisons étroites et souvent élevées,
entre le quai du Rhône et le boulevard Clemenceau. Les façades, riches de décorations architecturales, et les nombreuses niches ornant les coins de rues, attirent le regard et incitent à la flânerie.
Le quartier fut également animé par de nombreux artisans et commerçants, et habité de quelques grandes familles qui y ont laissé de beaux hôtels particuliers.
Après un déclin provoqué par la disparition de la batellerie au XIXe siècle, le quartier connaît aujourd’hui un renouveau spectaculaire ; de nombreuses restaurations (la Roquette est en secteur sauvegardé) et l’implantation, dans sa partie est, de boutiques et commerces lui ont redonné un nouvel élan.
Sa population, 2 427 habitants en 2006, héritage de l’histoire passé et récente du quartier, présente un caractère particulièrement hétérogène : classes sociales, générations et origines culturelles diverses se mêlent jusqu’à lui conférer des allures de village.
Le quartier de la Roquette se situe au sud-ouest du centre ville, entre le Rhône, le boulevard Clémenceau et la rue Gambetta
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Le quartier d'Arles de la Roquette, appelé autrefois, Bourg des Porcelet ou Vieux-Bourg correspond à la partie sud-ouest de la ville médiévale. Il se situe de nos jours entre le Rhône, le boulevard Clemenceau et la rue Gambetta.
Le nom de Bourg des Porcelet remonte au XIe siècle quand ce quartier était tenu en fief par ces seigneurs arlésiens. Le terme de Vieux-Bourg lui est attribué par opposition au quartier du nord d’Arles créé peu après et appelé le Bourg-Neuf. Le toponyme de la Roquette pourrait quant à lui faire écho soit aux ruines du cirque dont les substructions se retrouvent à l'extrême sud de ce quartier.
C'est dans ce quartier que vécut Isabelet Roux au 37 ou 39 quai de la Roquette. Il existe une divergence entre les écrits de sa sœur qui situent sa maison au 37 et les écrits des Carmélites d’Arles en 1926 qui situe le lieu au 39. Sur le cadastre napoléonien en vigueur lorsque vivait Isabelet, les deux immeubles figuraient à la section S 138 et le numéro 39 était attribué à Jean Roux, son père. La vox populi a toujours placé le domicile d’Isabelet au 37. Monsieur Radinovic, habitant du 37 a d’ailleurs produit une attestation en 2005 certifiant que les habitants ont toujours dit qu’elle habitait bien cet endroit. Elle est née ce quartier de pêcheurs[].
Après avoir été un quartier de pêcheurs et de métiers liés au fleuve puis une zone d’accueil pour les nombreux arrivants, ce quartier de quelque 2.500 habitants, tout en conservant son identité avec ses maisons étroites et ses hôtels particuliers, présente aujourd'hui un caractère résidentiel particulièrement hétérogène et des allures de village. Il connaît également un renouveau spectaculaire avec ses restaurations et l’implantation de nombreuses boutiques et commerces.
Carte du centre ville d'Arles en 2008, avec le quartier de La Roquette en bas à gauche le long du Rhône.
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Après un lotissement initial au VIe siècle et le repli du Haut Moyen Âge, Arles connaît à partir de la fin du Xe siècle une période de renaissance qui entraîne un développement urbain hors des murailles.
Dans la première moitié du XIIe siècle un véritable quartier est constitué au sud-ouest de la cité, le Vieux-Bourg. Ce quartier qui abrite essentiellement des pécheurs et des artisans liés aux métiers du fleuve se structure alors autour de deux églises paroissiales : Saint-Laurent et Sainte-Croix. Sa seigneurie appartient aux Porcelet dont la forteresse se dresse dans ce bourg. Bientôt ceint de remparts, le Bourg entre en conflit avec la Cité avant d’être intégré avec les autres quartiers de la ville dans une nouvelle enceinte médiévale au début XIIIe siècle.
Au Bas Moyen Âge, les Routiers, le siège d'Arles par Du Guesclin, les troubles de la guerre de succession des comtes de Provence et les remontées des corsaires catalans par le Rhône contraignent à renforcer la défense du quartier et de la ville. La tour de la Roquette en est aujourd'hui encore le témoignage : construite en 1372 et appelée tour du Leonet, d'après le nom du propriétaire de son emplacement (Esteve Leonet), elle sera ensuite dénommée tour de la Tuerie ou de l’Écorchoir en raison de son usage comme abattoir.
Place Paul Doumer centre Roquette
A la Roquette, le nom des rues était attribué soit à une famille importante habitant dans la rue, soit à un corps de métier ou une activité présente dans les alentours. Ainsi on retrouve à la Roquette la rue des Pilotes, la rue des Salines, la rue des Douaniers, la rue du Bac, la rue du Port, etc.… La rue Taquin a elle une origine assez insolite : autrefois, un prête nommé Cat y vivait mais par moquerie, le voisinage modifia son nom en Catin ; puis plus tard, les habitants de la rue alors nommée « Catin » , gênés de ce surnom assez grossier se rendirent à la mairie pour changer le nom de la rue ; on inversa seulement les syllabes et la rue devint la rue Taquin.
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D'autres photos pittoresques
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Les quais de la Roquette s’arrêtent au niveau du pont de Trinquetaille. Autrefois pour traverser le Rhône on utilisait un bac à traille : un large bateau plat qui traversait le fleuve par l’intermédiaire de cordes tendues d’une rive à l’autre. Plus tard fut construit un pont (peint par Van Gogh) qui fut détruit par des bombardements lors de la guerre en 1944. En 1945 le pont actuel fut reconstruit. L’arrivée du train à Arles en 1848 puis des ateliers SNCF (ateliers de réparation de locomotives) transforment la ville en une ville ouvrière. Le port est alors délaissé et la Roquette se vide, les agriculteurs et marins deviennent ouvriers et s’implantent près des ateliers SNCF.
La Roquette, autrefois appelée Vieux-Bourg est un quartier du centre-ville d'Arles. Investi par les Gitans dès le XVe siècle, il va avec l'industrialisation d'Arles au XIXe siècle se peupler d’ouvriers et se transformer en zone d’accueil pour les nombreux arrivants de diverses vagues d’immigration.
Ces familles élargies parentes les unes des autres vivent alternativement dans leurs maisons près des quais du Rhône et dans des roulottes qu’elles installent à proximité. L’activité maritime a longtemps nourri la tradition de ce quartier et de nombreuses rues portent encore des noms évocateurs de cette période, (rue des Matelots, rue des Pilotes…). À l’arrivée du chemin de fer en 1848, le port est délaissé et le quartier se paupérise. La ville trouve cependant un second souffle dans l’industrie. La Roquette se peuple alors d’ouvriers et se transforme en zone d’accueil pour les nombreux arrivants de diverses vagues d’immigration.
Après guerre, les Roquettiers profitent de leur environnement. Un mode de vie s’installe rythmé par le travail incessant de ces habitants aux multiples origines. Tous en attestent, Français, Gitans, Italiens, Espagnols, Pieds-Noirs ou Maghrébins se côtoyaient, s’entraidaient, se mélangeaient… Durant des décennies, une ambiance de village semble donc régner dans ce quartier où foisonnent les commerçants aux portes des maisons. C’est l’âge d’or de La Roquette aux dires de ses anciens.
Cependant, dans ce quartier comme partout ailleurs, l’évolution économique de la société va modifier en profondeur les comportements sociaux et l’environnement. Ainsi, le quartier de La Roquette échappe de peu à la démolition…Enfin, les grandes surfaces se développent à la périphérie de la ville au détriment des petits commerces du centre qui ferment les uns après les autres.
Pour autant, depuis les années 1980, une nouvelle génération de Roquettiers issus des classes moyennes voire supérieures, semble avoir depuis trouvé dans le quartier cette douceur de vivre dont nous parlent ses prédécesseurs. Une harmonie sans doute inscrite dans ces ruelles chargées d’histoire dont la physionomie invite naturellement à l’échange…
Avec Jean-Maurice Rouquette, Juliette Bourguet, Alain Rios, Monique Garrido, Éliane Guise, Jean-Paul Capitani, Émilie Garre, Bernard Genin, Raymond Gazia, Jules Romero, Johnny Gautier, Ali Benazza, Pierre et Liliane Fatigon, Michèle Brun, Christophe Lespilette et Jean-Marc Bernard.
La Roquette, en remontant contre le vent… Un documentaire de Valérie Casalta réalisé par Anne Fleury
Quartier la Roquette.....un quartier plein d'histoires
Parce que la Roquette est un quartier avec son identité, qui réunit des bobos, des gitans, des anciens babacools, des nouveaux aussi, des immigrés de la énième génération... Un quartier qui devient de plus en plus animé avec de nouveaux snacks et restaurants, des enfants et des chats plein les rues...
Ce bel endroit fait parti du Quartier de la Roquette
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